CORRECTION DE L’EVALUATION NUMERIQUE SUR LES COMMUNICATIONS PAR PORTABLES
sujet n° 2 : Le téléphone portable par
satellite
En vacances, vous êtes dans un pays étranger peu équipé en
antennes relais pour téléphonie mobile, dans la forêt vierge ou en pleine mer ; comment communiquer avec votre famille ou d’autres personnes ? La solution la plus commune est de
posséder un portable satellite.
Il y a trois réseaux principaux de satellitaires disponibles pour les professionnels et le grand
public :
Le réseau Inmarsat (International Maritime Satellite) , Iridium, Thuraya.
L’organisation spatiale et la couverture géographique varient avec les réseaux (et vous allez les déterminer plus loin).
Comment cela fonctionne t’il ? Le signal émis par le téléphone (portable est capté par le satellite ; celui-ci le retransmet à une station terrestre qui achemine la communication vers
le correspondant appelé par l’intermédiaire d’un fournisseur d’accès payant.(SP = Service Provider) .
1 – Pour les trois réseaux suivant : Inmarsat,Thuraya et Iridium , trouvez les caractéristiques de sa configuration spatiale et terrestre.
Réponse 1 :
Le réseau inmarsat.
Historique : crée en 1979, Inmarsat est à l’origine une organisation
internationale basée à Londres ; elle est à partir de 1999 une société de droit privé. Elle fut conçu à l’origine pour apporter au secteur maritime un système fiable de communication par
satellite reposant sur des normes de sécurité internationales ; maintenant prestation de service étendues aux régions isolées dépourvus d’infrastructures téléphoniques.
Configuration spatial : 11 satellites géostationnaires, situés à 36 000 km de la Terre desservant quatre régions.
Couverture : l’ensemble de la surface de la Terre sauf les pôles.
Configuration terrestre : 35 stations réparties dans 31 pays ; le signal du portable, transmis au satellite, est retransmis vers une station terrestre. Inmarsat
Service Provider qui achemine la communication vers le correspondant appelé.
Fréquences E/ R : 1626,5 MHz à 1660,5 MHz et 1525 MHz à 1559 MHz
Services proposés : E/R en phonie, fax, transmission de données à des vitesses de 2 bits à 64 kbit/s
Document photographique : couverture satellitaire du système Inmarsat :
Source : article : www.bctech.fr société privé vendant des portables par
satellites.
4 – Pour les systèmes embarqués sur les navires,
quelle est la caractéristique de l’antenne Inmarsat ?
Réponse 4 :
C’est une antenne motorisée qui se fixe à l’extrémité d’un mat. Elle suit trois
axes et optimise régulièrement, en fonction des mouvements du bateau, le niveau de signal avec le satellite afin de ne pas altérer le niveau de la communication.
Caratéristiques de l’antenne : poids 3,8 kg ; dimensions : Ø= 275 mm et de h= 33mm ; fréquences E/R : 1626 à 1660 MHz /1525 à 1559 MHz ; taux de
rotation de l’antenne : 50°/s (degrés par seconde).
Le réseau Thuraya.
Historique : c’est
la société américaine Hughes Space Communication qui a conçu l’architecture du système en 1997. Son actionnariat rassemble des opérateurs en télécommunication nationaux dont Etsalat, opérateur
des Emirats.
Configuration spatial : 2 satellites géostationnaires au dessus de l’océan indien et de la Méditerranée, situés à 36 000 km à la Longitude de 44° East
.
Couverture : valable en Méditerranée mais pas trop dans l’Atlantique voir document cartographique.
Configuration terrestre : stations dont une située au siège de l’organisation à Sharjah aux Emirats Arabes
Unis.
Services proposés : E/R en phonie, fax, transmission de données à des vitesses de 2 bits à 9,6 kbit/s, positionnement GPS ; les services sont assurés par un
Service Provider dans chaque pays desservi.
Document photographique : couverture satellitaire du système
Thuraya :
Le réseau Iridium.
Historique : le
réseau est lancé commercialement par la firme Motorola, à la fin de l’année 1998. Suite à la rapide extension des zones couvertes par le GSM,
la société fait faillite ; après reprise, le système est toujours opérationnel, en particulier grâce aux applications militaires, qui utilisent près de la moitié de la capacité du
système.
Configuration spatial : 66 satellites défilant en orbite basse à 780 km. A l’origine, le nombre de satellites prévus était de 77, d’ou le nom choisi correspond
à l’atome d’Iridium qui a soit 77 électrons tournant autour de son noyau. L’une des caractéristiques d’Iridium est d’avoir la possibilité pour les satellites de communiquer entre eux : cela
permet de se passer du réseau traditionnel sur Terre.
Couverture : l’ensemble de la surface de la Terre y compris les pôles.
Configuration terrestre : Il existe deux stations terrestres qui assurent le liens avec les services terrestres. La station d’Hawaï est réservée au
communications militaires.
Services proposés : E/R en phonie, fax, transmission de données à des vitesses jusqu’à 10 kbit/s
Couverture satellitaire du système iridium :
5 – Les services fournit par les téléphones
satellites sont la phonie, le fax, la transmission de données, la messagerie et la localisation GPS pour certains ; quel est le problèmes des terminaux mixtes réseaux cellulaires et
satellitaires ?
Réponse 5 :
Une des innovations apportées par Thuraya était d’offrir à ses abonnés la
possibilité de passer d’un réseau de téléphonie mobile GSM (fréquences autour de 900 MHz) pour les Etats Unis, au réseau satellitaire d’iridium à partir d’un même terminal dit bi mode tout en
conservant le même numéro d’appel ; cette bi technologie n’était pas viable et à donc été abandonnée. (Roaming = communication bimodale GSM + satellites)
Source : article : www.bctech.fr société privé vendant des portables par
satellites.
WWW.inmarsat.com
2 – Qu’est-ce qu’une orbite
géostationnaire ?
Réponse 2 :
Mécanique céleste : le but de la mécanique céleste est de prévoir avec le plus d’exactitude possible et pour les époques aussi éloignées que possible dans le passé ou
dans l’avenir, la position dans l’espace des corps célestes : planètes, satellites, étoiles… La mécanique céleste classique a pour principal objet le mouvement des corps du système solaire.
Elle s’appuie sur les principes suivants, établis par Galilée et Newton au WXIIème siècle : l’espace est euclidien à trois dimensions et le temps est un paramètre variant de moins l’infini à
plus l’infini, indépendamment du système de référence spatial envisagé.
Définition de l’orbite : En mécanique céleste, une orbite est la
trajectoire que décrit dans l’espace un corps autour d’un autre corps, sous l’effet de la gravitation. L’exemple classique est celui du système solaire ou la Terre, les autres planètes, les
astéroïdes et les comètes, sont en orbite autour du Soleil.
Une orbite géostationnaire (parfois appelée orbite de Clarke)
est située à 35 786 km d’altitude et possède une période de révolution très exactement égale à la période de rotation de la
Terre. Elle est d’une excentricité orbitale nulle. C’est un cas particulier de l’orbite géosynchrone. Le satellite en orbite géostationnaire semble immobile c’est à dire que sa position reste
toujours située à la verticale du même point sur la Terre. Un satellite géostationnaire se situe forcement dans le plan de l’équateur. Son taux de rotation –sa vitesse angulaire de rotation – est
égale à celui de la Terre, soit environ 15°/h. sa période de rotation comme celle de la Terre est de 23 heurs 56 minutes 4,1 secondes. C’est une orbite couramment employée par les satellites
d’observation, de télécommunication, de télévision, météorologique comme les méteosat.
Orbites polaires : Les satellites à orbites polaires donnent une vue plus globale de la Terre. Ils tournent autour de la Terre avec une inclinaison proche des pôles.
Ils se trouvent à une altitude de 700 à 800 km. Ces satellites ont des orbites héliosynchrones ; ils fournissent par balayage de la Terre, des vues éclairées par le Soleil.
Orbite inclinée : les orbites inclinées tombent dans la catégorie qui se trouve entre les orbites
géostationnaires et les orbites polaires. Elles ont une inclinaison entre 0 degré (orbite équoitorialles) et 90 degré (orbite polaire). Ces orbites peuvent être déterminées selon la région sur
Terre à laquelle on est le plus intéressé ou selon la latitude du site de lancement. L’altitude de ces satellites est généralement de l’ordre de quelques centaines de km ; la période de
l’orbite est donc de quelques heures.
L’orbite terrestre basse (low Earth orbit en anglais) est un type d’orbite terrestre situé entre 350 et 1400 km d’altitude. On considère que l’orbite basse est comprise
entre l’atmosphère et la ceinture de Van Allen.
Utilisation : les orbites basses permettent aux satellites de bénéficier d’un bilan de liaison avantageux en télécommunications et de haute résolution des
instruments d’observation. Elles permettent également la mis en orbite de charges maximales par les lanceurs.
Les satellites d’observation en orbites basses :
- Les satellites
météorologiques
- Les satellites
d’imagerie terrestre comme Spot ou d’analyse de l’environnement comme Envisat.
- Les satellites de
renseignement comme Hélios
Les satellites de télécommunications en orbites basses :
- les systèmes de
téléphonie par satellites (inmarsat, iridium, etc.)
- les satellites de
transmission télévisuelles ( astra 19° pour canal sat, telecom 2c pour TF1, France 2 France 3, arte, M6, etc.)
C’est également sur ces orbites basses que s’effectuent les missions spatiales
habitées.
Orbite moyenne : c’est l’orbite d’un satellite dont l’altitude se situe au dessus de celle des orbites basses et en dessous de celle de l’orbite
géostationnaire. (15 000 km à 20 000km)
Orbite
haute : c’est en fait les orbites géostationnaires ou les orbites des satellites GPS, Glonass ou Galileo, comprises
entre 20 000km et 36 000km.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mécanique_céleste